Graine d'ID


Régie de quartiers travaillant sur
l'insertion sociale et professionnelle
à la Roche sur Yon - Vendée

17 rue des Primevères 85000 la Roche sur Yon
02 51 05 42 49  

.Rapport moral 2013

En mars 2010, le Conseil d’Administration et les salariés permanents de Graine d’ID se retrouvaient pour une journée de « remue-méninges » sur la situation et l’avenir de l’association. En Octobre 2010, grâce au soutien de la Ville et de l’État, nous avons pu embaucher une personne en CDD et démarrer une étude sur la faisabilité de nouveaux projets : activités économiques et Régie de Quartier.

À l’Assemblée Générale de juin 2011, un projet a été présenté qui comportait deux grands volets. D’une part, le lancement d’activités nouvelles sur le chantier d’insertion susceptibles d’apporter une stabilité financière à l’association. Et parallèlement, une refonte de l’organisation de la structure afin de mieux identifier un pôle social et le chantier d’insertion, avec des financements et des comptes distincts.

En deux ans, ce projet a été mis en place. La mutation a été rapide. Elle a demandé beaucoup de travail à l’équipe de salariés de l’association. Je tiens à les remercier aujourd’hui, ainsi que nos trésoriers bénévoles. Cela a pu être déroutant pour nos partenaires, avec une impression de bouillonnement permanent. Rassurez-vous, cela va se stabiliser, comme vous le montrera les rapport d’activités.

L’objectif des années à venir sera de consolider nos actions. Il nous faudra les installer dans la durée et atteindre un équilibre économique. Cela nous permettra de continuer à travailler dans les quartiers sensibles de la Roche sur Yon, et d’accompagner les personnes qui rencontrent des difficultés à s’en sortir. Cependant, pour assurer toute cette organisation, le renforcement de l’équipe en place est indispensable. En appui au directeur, les charges de secrétariat et de comptabilité devront absolument être assurées dans le cadre d’emplois pérennes.

Si l’on se retourne sur le chemin parcouru, force est de constater qu’il nous a fallu nous adapter continuellement. En plus de la crise et de toutes ses répercussions sur l’activité économique et l’emploi, les conditions du financement de structures comme la nôtre ont connu beaucoup de modifications et de réorientations. Ces changements n’ont pas été anecdotiques et ont pu interroger par moment la question de la survie à terme de l’association.

Heureusement, parallèlement, nous avons rencontré un soutien très fort d’un certain nombre de partenaires, publics et privés, qui ont accepté de nous aider. Cela a permis d’assurer le financement des investissements nécessaires au lancement de nos nouvelles activités. Le montant total des contributions, reçues approche maintenant les 100 000€ sur 2 ans . En nous évitant d’avoir recours à des emprunts, elles nous aident à aller vers une rentabilité financière de nos activités. Au-delà, cela nous conforte aussi dans nos choix, dont on se dit qu’ils ne doivent pas être complètement fous. En effet, des collectivités territoriales leur trouvent un intérêt afin de s’orienter vers une société plus juste, et des entreprises privées jugent nos actions suffisamment pertinentes économiquement pour leur apporter un soutien financier.

À coté du Chantier d’insertion, qui a donc connu beaucoup de mutations, notre Pôle Social reste présent et important. C’est la base historique de notre association, que nous tenons à préserver et à améliorer. En ces temps de crise, l’Épicerie Solidaire est plus indispensable que jamais et a pu se développer grâce au soutien de la municipalité. Je voudrais aussi profiter de cette AG, pour rappeler tout l’intérêt du dispositif Membres Actifs, soutenu par le Conseil Général, qui apporte beaucoup à ceux qui en bénéficient au regard des sommes investies par la collectivité.

D’un point de vue économique, comme vous pourrez le voir dans le rapport financier, on observe un lancement prometteur de différentes activités. Certaines commencent à bien s’installer dans le paysage, notamment tout le volet autour de l’environnement et les espaces verts. D’autres, comme celles qui portent sur la restauration, ont été lancées très récemment et demandent à se développer encore. Cependant pour assurer cette nécessaire augmentation de la production et aussi pour avoir les moyens de répondre à des propositions intéressantes et motivantes pour ceux qui les réalisent, il nous vaut absolument pouvoir augmenter le nombre de nos salariés en insertion sur le Chantier.

L’enjeu est important pour Graine d’ID, puisque ces activités doivent, à partir de l’an prochain, nous permettre de compenser la diminution de nos subventions de fonctionnement. Nous avons beau, depuis toujours, serrer au maximum toutes les dépenses, il nous faut fonctionner et répondre aux demandes de nos partenaires. Sans revenus supplémentaires, nos réserves ne vont plus suffire.

Je voudrais finir par cet appel à tous nos partenaires : certes c’est la crise pour tout le monde et vous devez justifier vos dépenses, mais à trop serrer le nœud autour du cou de nos associations, l’oxygène pourrait venir à nous manquer. Et si Graine d’ID devait fermer, où serait l’économie pour la collectivité au regard des populations qui seront un peu plus laissées sur le coté de notre société ?

Catherine Simonneau, Présidente de Graine d’ID